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Matinée de Réflexion sur Open Access Gold

... un enjeu majeur pour les publications scientifiques ?

Matinée de Réflexion sur le Modèle Economique "Open Access Gold"

un enjeu majeur pour les publications en Physique ?

lieu : Institut Henri Poincaré - Paris (accès)

date : le jeudi 19 janvier 2012, de 8h45 à 13h00

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presentations on-line at EDP Science

Inscription gratuite mais obligatoire 

 

 

 

Les enjeux pour le chercheur Les publications scientifiques jouent un rôle primordial dans la recherche scientifique. A travers les publications, les chercheurs peuvent rendre visible, de manière efficace, leurs activités partout dans le monde. L’excellence scientifique d’un chercheur ou d’un organisme de recherche est pour une grande partie évaluée par l’impact de ses publications, notamment par le nombre de citations et le « prestige » de la revue, prestige souvent déterminé par son facteur d’impact. Peu étonnant donc que chercheurs, organismes et agences des moyens insistent sur le « prestige » toute en souhaitant une large accessibilité de leurs publications. En ce qui concerne le prestige d’une revue, la « bibliométrie », qui s’est installée au fil du temps pour mesurer l’activité scientifique d’un chercheur à partir de l’impact de ses publications, a clairement renforcé cette tendance. Dans un rapport tout récent l’Académie des Sciences s’est exprimée sur le bon usage des indicateurs bibliométriques, en indiquant que la carrière d’un chercheur ne doit pas se mesurer à travers le seul critère du facteur d’impact de la revue dans laquelle il a publié. Côté accessibilité, le système d’abonnement, tel qu’il est employé aujourd’hui par la majorité des revues scientifiques, en offrant parfois des larges « packages » aux organismes de recherche avec accès restreint, est-il « juste » et adapté pour valoriser au mieux les publications scientifiques de nos chercheurs ?

 
Les archives 
Publier dans une revue prestigieuse, bien qu’avec accès restreint, n’exclut pas pour autant le dépôt dans des archives ouvertes (ArXiv, HAL-CNRS, HAL-CEA etc). Certes, ces archives ont amélioré l’accès aux publications, c’est ce qu’on appelle le modèle « Open Access Green ». Dans ce modèle les chercheurs déposent leur article sur un serveur ouvertement accessible, sans prix à payer mais aussi sans le filtre, le label et la caution scientifique que peut représenter une revue scientifique avec son peer-review. Les archives vertes ne sont pas repérées par les bases de données comme ISI Web of Knowledge (Thomas Reuters) et leurs citations ne sont pas prises en compte dans l’évaluation de la carrière des chercheurs. Par contre, le modèle « vert » répond aux exigences de la Déclaration de Berlin, signée par la majorité des organismes et établissements scientifiques, qui réclament un accès libre à toutes les publications scientifiques soutenues par des crédits publics. L’application de cette déclaration semble inéluctable et est encouragée par des agences de moyens comme l’ERC et certains programmes du 7ème PCRD. Cependant, la cohabitation des deux modèles, les archives « ouvertes » et les revues sous abonnement, ne semble pas convenir à tous, et ces derniers mois on constate une accélération en direction du modèle « Open Access Gold ». Ce modèle économique est-il plus favorable et stable à long terme pour pouvoir répondre aux besoins de la recherche ? Dans une lettre ouverte publiée en 2009, la Société Européenne de Physique s’inquiète sur les quelques défauts possibles de ce modèle.

 
Les éditeurs Le travail nécessaire à la réalisation d’un journal scientifique est souvent sous-estimé : du management d’un « peer review » efficace, jusqu’à la mise en place d’une plateforme de publication performante avec tous les outils nécessaires (DOI, Crossref, XML, le format XML permettant la préservation des données…) en passant par la diffusion dans les bases de données et la mise en forme des articles toutes ces étapes ont un coût. Or, le modèle économique actuel consiste à faire prendre les coûts de publication en charge via la vente d’un abonnement, à une revue ou même à un « package électronique », avec l’inconvénient de réduire la diffusion des articles aux abonnés. Plusieurs éditeurs professionnels (Biomed Central et Plos en sciences de la vie et médecine, Institut of Physics Publishing, et tout récemment l’American Physical Society, Nature Publishing Group, EDP Sciences, Springer...) ont donc lancé la formule de l’ « open access gold ». Plus de frais d’abonnement pour le lecteur, mais un paiement amont par l’auteur.

Le modèle économique Dans le modèle avec abonnement, le coût est disséminé parmi un grand nombre de lecteurs-abonnés. Avec le modèle « Open Access Gold » et à coût constant, un chercheur-auteur pourra être amené à payer jusqu’à 3000 $ sur ses crédits de recherche pour la publication de son article. La recherche ne peut pas se permettre de payer deux fois pour les publications et ce modèle deviendra difficile à défendre si, dans le même temps, les organismes de recherche continuent à souscrire des abonnements.

 
Les organismes de recherche 
Les organismes de recherche seront donc amenés à prendre position : soit ils encouragent leurs chercheurs à publier dans les revues « Open Access Gold », soit ils continuent à favoriser le modèle traditionnel. Des organismes comme le CERN, la société Max-Planck (MPG) et l’Organisation Néerlandaise de la Recherche Scientifique (NWO) se sont déjà exprimés en faveur des modèles « Open Access Gold », au détriment des revues traditionnelles et même des revues hybrides (c’est-à-dire proposant en parallèle des articles sous abonnements avec des articles en open access). L’initiative SCOAP3 consiste à rassembler toute la communauté en physique des particules (y compris les maisons d’éditions et les organismes de recherche) dans un consortium pour encourager et soutenir les publications en « Open Access Gold ».

 

Les enjeux de la matinée Il est clair que les enjeux pour tous les partenaires - chercheurs, maisons d’édition, organismes de recherche, agences de moyens - sont importants. Les chercheurs accepteront-ils de payer sur leurs contrats de recherche entre 1000 à 3000 $ pour la publication de leurs travaux ? Les agences de moyens, comme l’ANR en France ou l’ERC en Europe, accepteront-elles que les publications en libre accès soient soutenues par leurs crédits ? Dans des domaines de forte croissance, qui supportera les coûts de publication ? À budget constant qui tranchera sur quoi et où publier ? L’ensemble des coûts de publication scientifique doit-il être prévu en amont, par exemple dans les budgets des laboratoires de physique du CEA et du CNRS, accompagné d’une vision claire du modèle économique le mieux adapté pour l’édition scientifique, en concertation avec les sociétés savantes qui défendent l’intérêt du chercheur ? La prise de position de la communauté de physique (CNRS, CEA, SFP) semble indispensable car une évolution vers « Open Access Gold » pourra changer définitivement la dissémination de la recherche. L’enjeu de cette journée sera de lancer le débat entre les physiciens, les organismes, les responsables de l’information scientifique et technique et les maisons d’édition.

Comité d’organisation

Bart VAN TIGGELEN 


SFP- Commission des Publications

 

Agnès HENRI

EDP Sciences

Martina KNOOP

EPS-Executive Committee

Marie-Anne LERICHE

IST-CEA - Saclay

Dominique SIMON

DIST-CNRS

 

Autorités scientifiques

Martial DUCLOY

LPL 

Paris 13/CNRS

Président de la Société Française de Physique 

(SFP)

 

 

Patricio LEBOEUF

LPTMS

Paris-Sud/CNRS

Directeur adjoint

Institut de Physique (INP)

CNRS

 

Stéphane PLASZCZYNSKI

LAL

Paris-Sud /CNRS

Correspondant IST 

Institut National de Physique Nucléaire

 et de Physique des Particules (IN2P3) CNRS